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Ecurie Bretagne
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LES REGLES DU RALLYCROSS


Créée en 2009, la D1A rassemble des tractions avant de 1600 cm3 d’un poids de 950 kg pour 220 ch : Citroën Saxo kit car pour Samuel PEU, Peugeot 206 Super 1600 pour Davy JEANNEY.
Les voitures

Quatre catégories de voitures peuvent concourir.
Deux sont aux normes européennes, «esprit WRC» en Division 1, «esprit Super 1600» en Division 1A, deux autres restent aux normes strictement françaises T3F en Division 3, F 2000 en Division 4.
).

Deux championnats
Division 1
Depuis 2002, la Fédération Française du Sport Automobile a restreint la Division 1, la catégorie reine, aux seules voitures construites dans l’esprit des WRC du Championnat du Monde des Rallyes. Il ne faut pas se tromper, les voitures de Division 1 ne sont pas des copies de la Citroën C4 de Sébastien LOEB ou de la Ford Focus de Mikko HIRVONEN. Si leur look extérieur est identique, leur configuration mécanique est totalement différente. Comme en WRC, la voiture doit être avant tout homologuée en groupe A (voitures construites à 2 500 exemplaires en 12 mois consécutifs). Ainsi le moteur, qui doit aussi rester dans l’emplacement d’origine (moteur de même marque que la voiture), peut se placer différemment : les moteurs des voitures de Division 1 sont en grosse majorité en position longitudinale et non transversale comme sur les Focus WRC ou les C4 WRC d’usine. Seules les Xsara de rallycross de Marc LABOULLE et de Jean-Claude LEMOINE possèdent un moteur transversal. La puissance est supérieure en rallycross car le turbo est libre. Toutefois les pilotes ont le choix de bride au turbo : 40 mm pour un poids de la voiture de 1120 kg, 45 mm pour un poids de 1200 kg. Quasiment tous les pilotes ont choisi la bride de 45 mm qui, suivant les moteurs, permet d’avoir entre 450 et 500 ch.
Quelques rares pilotes, dont Marc LABOULLE, le leader du Championnat de France de Division 1, ont conservé la bride de 40 mm. Certes LABOULLE n’a que 400 ch mais sa voiture pèse 80 kg de moins! N’oublions pas que les WRC du Championnat du Monde des Rallyes ont une bride de 32 mm (300 ch officiellement). Par contre, la transmission intégrale en rallycross est moins sophistiquée que sur les voitures de rallye. Avec l’utilisation d’éléments de carrosserie (ailes, capots) en polyester ou mieux, en carbone (matériaux d’origine en WRC), les voitures de rallycross sont plus légères à cylindrée égale (1200 kg ou 1120 kg – suivant la bride – contre 1230 pour une WRC). Avec plus de puissance et un peu moins de poids, les voitures de rallycross sont donc plus rapides que les voitures du Championnat du Monde des Rallyes ! Presque tous les pilotes ont choisi des voitures françaises :
Peugeot 206 ou 207, Citroën Xsara ou C4, Renault Clio II et bientôt III. Seuls Céline MÉNIER et Pascal LE NOUVEL pilotent des Ford Focus, alors que Mickaël POIRIER découvrira à Lohéac sa nouvelle BMW 120 i «WRC».

Division 1A
Le deuxième Championnat de France est ouvert depuis cette année aux D1A, comme en Championnat d’Europe de rallycross. La réglementation technique est identique à elles des voitures de D1. Simplement elles sont à deux roues motrices, d’une cylindrée maximum de 1600 cm3 et elles ne disposent pas de turbo. Le poids minimum, avec pilote à bord, est de 950 kg. Deux solutions pour les pilotes. Choisir une voiture déjà existante en catégorie Super 1600 de rallye comme l’on fait Eric GUILLEMETTE (Renault Clio Super 1 600), Jessica TARRIÈRE (Fiat Punto Abarth Super 1600) ou David DESLANDES et Dominique Le NOAC’H (tous deux sur des Citroën Saxo Super 1 600) ou conserver une voiture de la génération kit car, comme Samuel PEU (Citroën Saxo kit car). L’autre idée est de construire une voiture dans l’esprit Super 1600. Davy JEANNEY dispose d’une Peugeot 206, Alexandre ANNE et Adeline SANGNIER de Citroën C2, Denis Rousse d’une Renault Clio III RS et Roman FERRERO, le vainqueur de la Logan Cup 2008, d’une Logan Dacia. Quel que soit le choix des pilotes, les performances sont similaires !

Deux Coupes
Division 3
La réglementation technique de la Division 3 est très libérale : les châssis tubulaires sont recouverts de la carrosserie plastique d’une voiture existante (Tourisme ou Grand Tourisme), les moteurs sont libres (cylindrée maximum 3500 cm3 en atmo, 2050 cm3 en turbo) de marque et à l’emplacement indifférents ! Sans compter que la transmission est à quatre roues motrices. Deux échelles de poids sont admises : 830 kg pour les moins de 2 litres, 950 kg pour les plus de deux litres. Afin d’essayer de trouver un équilibre sportif entre les voitures à moteur turbo ou atmo, le législateur a imposé une bride de 36 mm (placée sur le turbo de 45 mm) aux voitures… turbocompressées. La quasi-totalité des pilotes a maintenant choisi des moteurs atmosphériques : V6 Nissan 3.5 ou BMW 3.2. Les meilleurs moteurs atmosphériques disposent de 440 ch !

Division 4
Seconde Coupe de France en Division 4. Le pouvoir sportif a mis dans cette catégorie uniquement les F 2 000 que nous retrouvons dans les rallyes nationaux français. Une bonne idée pour amener en rallycross des pilotes qui débutent dans cette discipline. C’est d’ailleurs dans cette catégorie qu’il y a le plus de pilotes. Le choix des voitures est vaste : Audi A 3 pour Yvonnick JAGU, Volkswagen Golf IV pour Dominique GERBAUD, Renault Clio II RS pour David VINCENT et Emmanuel ANNE, Peugeot 306 Maxi pour Laurent JACQUINET et Ivan BEDOUET, Citroën Saxo VTS 16V pour Rudolf SCHAFER, Honda Civic Type R pour Franck HARDONNIÈRE et Romain SANGNIER, etc.

D1: de nouvelles voitures
Construire une nouvelle voiture de D1 est très long. Pour preuve, la BMW 120 i «WRC» de Mickaël POIRIER et la Renault Clio III RS «WRC» de David MESLIER. La BMW devrait débuter à Lohéac, la Clio III, 15 jours plus tard, à Mayenne. Dans les cartons, il y a pour 2010 deux nouvelles Citroën C4 «WRC» pour Marc LABOULLE et Philippe TOLLEMER, toutes deux construites par MTechnologies, une Peugeot 207 «WRC» pour Jean JUIN, et une seconde 207, plus légère de 80 kg pour Hervé «KNAPICK».


Une Dacia Logan D1A de 223 ch…
En 2008, l’Association Française des Organisateurs de Rallycross a créé la Logan Cup.
Le vainqueur, Roman Ferrero pilote en 2009 une Logan D1A. Une voiture construite par Olyméca Sport en Vendée. La nouvelle réglementation D1A permet de développer une voiture de A à Z dans l’esprit des Super 1600 de rallye. Ainsi le moteur est construit à partir d’une mécanique de Mégane 2 litres redescendue en 1600 cm3. La boîte de vitesses est séquentielle de marque Sadev, les éléments de carrosserie sont en plastique, etc. Ainsi la voiture développe 223 ch pour 981 kg exactement, pilote à bord. Cinquième du Championnat de D1A avant Lohéac, Roman Ferrero, 18 ans tout juste, est devancé par quatre pilotes qui ont des vrais Super 1 600 ou kit car.


Tout est quasiment permis en D3 : châssis tubulaire et moteur avant, central ou arrière ! Ce grand espace de liberté génère une Peugeot 207 V6 Nissan pour Marc MORIZE ou une Toyota Corolla V6 Nissan pour Yves MÉTAYER.

Cette saison, les voitures allemandes, Audi A 3 pour Yvonnick JAGU et Volkswagen Golf IV pour Dominique GERBAUD, dominent la D4.
Le déroulement du meeting

Historique, les manches qualificatives, les finales

Rallycross, un week-end complet.
Le rallycross est une des nombreuses disciplines du sport automobile. Sa particularité par rapport aux autres courses : les voitures partent à cinq de front pour cinq tours d’un circuit mixte, terre/bitume d’un kilomètre de long. En finale, elles sont six, réparties sur trois lignes pour six tours de piste. Un week-end de rallycross, c’est une bonne centaine de départs pour des runs de trois à quatre minutes seulement : un rythme haletant, sans presque aucun répit. Les milliers de spectateurs apprécient…
De nombreuses disciplines du sport automobile (circuits, rallyes, courses de côte, trial) sont nées outre Manche, en Angleterre. Le rallycross aussi ! En novembre 1967, le RAC Rally, devenu par la suite une des manches du Championnat du Monde des Rallyes, fut annulé. La raison : une épidémie de fièvre aphteuse qui a mobilisé l'ensemble des forces publiques vers la campagne britannique. Pour ne pas annuler le rallye, et, surtout, pour respecter un contrat TV avec la BBC, les organisateurs tracèrent sur le petit circuit bitume de Lydden Hill, à une dizaine de kilomètres de Douvres, une piste moitié macadam, moitié terre, délimitée par de simples bottes de paille. Au volant de leurs voitures de rallye, les pilotes partirent à quatre sur une même ligne pour trois tours de circuit. Le rallycross était lancé. Dès 1968, une réglementation britannique définissait cette nouvelle forme de course automobile, puis les pays scandinaves ont rapidement adopté cette discipline, qui est ensuite, redescendue du Nord de l’Europe vers la Hollande, puis la Belgique. La première épreuve française s’est déroulée à… Lohéac, le dimanche 5 septembre 1976 sur un petit circuit de 850 m de long, tout en terre battu, tracé à la va-vite au bulldozer dans un champ en jachère. Dès 1977, un Championnat de France fut créé et le déroulement des courses n’a pas beaucoup changé.
Manches qualificatives
Le samedi, en fin d’après-midi, après les essais chronométrés, une première manche qualificative permet d’établir une hiérarchie sportive pour les quatre Divisions (1, 2, 3 et 4) qui ne se rencontrent jamais. Le premier des essais chronométrés, puis le troisième, le cinquième, le septième et le neuvième sont sur une même ligne pour cinq tours de piste. Une autre série rassemble le second, le quatrième, le sixième, le huitième et le dixième. La réglementation veut, en mixant les forces en présence dès le début du meeting, éviter les confrontations sportives directes… Au terme de la première manche, un classement est établi dans chaque Division : des points (1, 2, 3, 4, etc) sont accordés dans l’ordre des chronos. Cela permet de constituer les grilles de départ pour la seconde manche qualificative du dimanche matin dans laquelle nous retrouvons, dans la première série, le premier, le troisième, le cinquième, le septième et le neuvième de la première manche qualificative. L’addition des points de la première et de la seconde manche détermine les grilles de départ de la troisième et dernière manche courue le dimanche en début d’après-midi. Pour établir les grilles de départ des finales (C, B et A) des quatre Divisions, on conserve les deux meilleures manches sur trois.
Finales
Les 16 meilleurs pilotes de chaque Division sont qualifiés pour les finales C, B et A, qui se disputent sur six tours. Les grilles de départ de ces finales sont différentes de celles des manches qualificatives. Les pilotes se placent comme sur une grille de Formule 1 : deux par ligne mais sur trois niveaux seulement séparés de six mètres. Les cinq premiers au terme des deux meilleures manches sont qualifiés en finale A, les cinq suivants en finale B et les six derniers en finale C. Le vainqueur de la finale C se placera en dernière ligne de la finale B et le premier de la finale B prendra place en dernière ligne de la finale A. Des points (20, 17, 15, 13, etc.) sont accordés aux 16 premiers de chaque Division.
Grosse nouveauté cette saison, la Fédération Française du Sport Automobile retiendra tous les résultats comme en Championnat du Monde des Rallyes ou dans les Grands Prix de Formule 1. Aucun décompte ne sera effectué. Ainsi on additionnera les onze courses pour les deux Championnats de France de D1 et de D2, les dix en Coupes de France de D3 et de D4.


Division 1,
Les voitures françaises sont majoritaires en Division 1 : Citroën Xsara «WRC» pour Marc LABOULLE, Renault Clio II RS «WRC» pour David MESLIER, Citroën C4 «WRC3» pour Jérôme GROSSET-JANIN.


Division 1A





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